Lachens, vol exceptionnel du 11 juillet 2025
Ce blog est bien évidemment alloué à l'Open delta de Lachens qui se déroulera du 2 au 7 août à La Roque-Esclapon. Vous y trouverez toutes sortes d'infos sur l'organisation, les sites, les pilotes... avec, les jours de vol, un suivi quasi en direct de la compétition.
Le site officiel CIVL de la compé.
https://civlcomps.org/event/french-championship-and-open-20252
Mais nous ne pouvons passer sous silence le vol réalisé il y a quelques jours à Lachens par le "meet director". À l'heure où nous écrivons ces lignes, même si la chose est probable, nous ne pouvons avec certitude affirmer qu'il s'agit du record du site en triangle FAI classe 1. La fiche CFD de ce vol de 215 km
https://delta.ffvl.fr/cfd/liste/vol/20382389
Marc Haenel et Georges Levy étaient en vol avec Nicolas. Ces deux pilotes expérimentés disent avoir volé "dans des conditions désagréables et hachées". Laissons la parole à Georges.
Nous étions 4 pilotes et Paolo nous a redescendu la voiture.
Pascal est resté en local mais pour Marc, Nico et moi ça partait bien: 2400m à 2700m au Lachens qui nous ont permis d'arriver facilement au Teillon mais là... plus rien!
Nico choisit de tenter le Castellar (Mandarom) alors que Marc fait un plaf à 2700 m et arrive facilement au Pic de Chamatte. Pour ma part je m'épuise 45 minutes sur la crête de la Bernarde avant de faire le plaf à 2900 m et de rejoindre à mon tour le Pic de Chamatte. Les thermiques sur Soleilhas étaient très physique et j'ai consommé trop de carburant. Nico galère sur le Mandarom mais s'extrait et part vers la Montagne de Coupe. On entendra plus parlé de lui pendant un bon bout de temps (mais tout le monde le suit sur Puretrack)
Marc part sur le Grand Cordeuil alors que j'opte pour le Chalvet où j'arrive à plus de 2000m et j'enquille sur le Mouchon où je ne trouve plus rien. Les conditions étant trop physiques Marc décide de faire demi-tour. Pour ma part je reprends un plaf à 2400m qui me permets de revenir sur le Chalvet. Marc fait 3000 m sur Maurel mais perd tout en arrivant au Pic de Chamatte et me demande de le rejoindre pour que nous prospections ensemble. Après plusieurs tentatives Marc prends 2700m sur Angles et contournes le Crémon. Je fais comme lui mais je suis à 2400 m sur Angles et je fais demi-tour car je ne suis pas certain de raccrocher le Crémon et je suis fatigué. Les thermiques sont hachés et difficile à cerner. Je renonce et garde mes forces pour l'atterro à St André. Marc raccroche à Soleilhas et à 2200m il fonce sur le Col des Portes où il passe aisément. Je me fais bien secoué à AEérogliss et me pose en faisant un nez sans dommages. Marc se pose à l'atterro Nord du Lachens où Gypaète le récupère avec ma voiture et il vient me chercher à St André. Nico est annoncé sur le Tromas à 2200m, on espère qu'il va boucler. Il arrive à Chamatte à 2000m et se refait légèrement sur la petite face Ouest de la Bernarde et passe le Col de Demandolx avec à peine une centaine de mètres de rab! Mais il boucle!
On se retrouve tous au Coq en Pâte pour une bonne pizza.
Et, pour conclure, le texte de Nicolas himself.
Je ne vais pas vous parler des prévisions météo, en dehors du fait que la veille j'entendais les cigales par la fenêtre de mon bureau, et je me suis dit : "ce sera bon demain ...". J'ai hésité à appeler le 08 36 68 xx 83 pour avoir la MTO préenregistrée du Var, mais ces gars-là ne doivent plus être en service, tout se perd !
Les malades de la section Alpes-Maritimes du Deltazur se donnent RDV à 9h30 à "l'AtterRoque", qu'est-ce qu'il leur arrive ? Et c'est là que tout prend forme.
Arrivée au déco à 10h15. Les parapentes font déjà des plafs suffisants pour traverser le plateau au nord, des cums encore timides se forment, montrant le chemin. Je garde une moitié de sandwich pour l'atterro (petite remarque : ne pas prendre poulet-curry car le curry coule dans le harnais en vol...), j'avale mon dessert, mets deux barres de céréales dans la pochette fixée au montant gauche. 11h30, je décolle, suivi de près par Marc, Georges et Pascal.
Je ne vais pas vous parler des prévisions météo, en dehors du fait que la veille j'entendais les cigales par la fenêtre de mon bureau, et je me suis dit : "ce sera bon demain ...". J'ai hésité à appeler le 08 36 68 xx 83 pour avoir la MTO préenregistrée du Var, mais ces gars-là ne doivent plus être en service, tout se perd !
Les malades de la section Alpes-Maritimes du Deltazur se donnent RDV à 9h30 à "l'AtterRoque", qu'est-ce qu'il leur arrive ? Et c'est là que tout prend forme.
Arrivée au déco à 10h15. Les parapentes font déjà des plafs suffisants pour traverser le plateau au nord, des cums encore timides se forment, montrant le chemin. Je garde une moitié de sandwich pour l'atterro (petite remarque : ne pas prendre poulet-curry car le curry coule dans le harnais en vol...), j'avale mon dessert, mets deux barres de céréales dans la pochette fixée au montant gauche. 11h30, je décolle, suivi de près par Marc, Georges et Pascal.
| Vue du Lachens |
Je n'ai pas regardé la MTO, mais je connais les parcours pour faire un FAI... Enfin, je pensais connaître les parcours. Là, je suis sur un 225 FAI : Ouest de Sisteron, (j'sais pas exactement où), puis Est du Morgon (pareil, mais XCTrack me le dira), et retour. De toute façon, je planifie toujours des vols que je ne fais pas, alors pourquoi se priver de rêver ?
| Avec Marc devant le Teillon |
Après le décollage, je fais un point au Sud-Est en voyant un planeur faire le plafond, mais ce sera une perte de temps, Marc et Georges en profitent pour se faire la malle vers le Teillon. Un thermique me sourit juste derrière le Lachens et m'assure une transition confortable, je rattrape Marc devant le Teillon ; puis, face Est du Teillon ça turbule mais ne monte pas, il ne faut pas perdre de temps. Je quitte Marc et observe Georges galérer à Soleilhas alors que je transite sur le Crémon. C'est devant que ça finit par marcher, mais je perds du temps. Direction le Castellar où les nuages me font les beaux yeux, ... ben non! ... un peu comme certaines promesses de boîtes de nuit, tu y crois, mais non, tu galères encore une fois.
| Au-dessus du Castellard |
Je tricote, point bas à 1700m puis ça repart enfin. Cool, mais je suis à 24 km/h de moyenne et ça ne va pas le faire. De là, tout droit entre les nuages et le bleu en direction de Coupe, puis thermique avant le Cousson, tout droit sur La Bigue (sans passer par le Cousson) avec arrivée à 1600m. Là, c'est la galère habituelle en remontant la crête, les thermiques tapent et sont difficiles à exploiter, il ne faut pas s'arrêter.
2800m au bout de la vallée de Thoard, direction Sisteron, c'est l'un des passages difficiles du parcours. Je suis prêt à m'engager bas, mais coup de chance, deux parapentistes me montrent un thermique au sud de ma position, juste avant la traversée. 2300m c'est confort, je traverse, la première partie de la vallée est ensoleillée et l'extrémité ouest dans d'ombre. Je salue les PP que je croise, dont Bruno D. qui a 45 min d'avance sur moi, je fais demi-tour au niveau de l'ombre, comme tous les pilotes à cette heure-là... ou peut-être pas, en fait j'en sais rien du tout, il est 15h, j'ai 100km au compteur, ça devrait le faire.
| Transition sur Coupe |
Deuxième difficulté, la traversée du Massif des Monges, je fais une erreur en ne suivant pas la crête de Jouère pour aller sur le sommet des Monges. Tant pis, je me fais violemment secouer mais remonte pour enchaîner. Chabanon, traversée vers la Blanche en mangeant ma première barre de céréales. C'est au bout de cette transition que je rattrappe Bruno, sans le savoir, je n'ai pas la capacité de lire XCTrack suffisamment précisément en volant (vivement que j'utilise mon Digifly). Je monte sur Dormillouse, traverse sur le Morgon, là je vois qu'il me faut faire un point 8 km à l'Est, quel con ! je pensais connaître le parcours.
Les thermiques sont violents, je n'arrive pas à faire le plaf et il y a 20 km/h d'Ouest, je décide donc de me coller mon FAI 225 km derrière l'oreille droite et traverse à nouveau sur Dormillouse avec la ferme intention d'atteindre les 32 km/h de moyenne, en limitant le nombre des virages, c'est faisable. Je me cale entre 65 et 75 km/h vitesse air et ne m'arrête que sur les thermiques exceptionnels (en réalité 1 seul) et le moins longtemps possible. Les nuages recouvrent la zone d'ombre depuis l'Aiguillette / Roche Close jusqu'au Trauma mais ils sont beaux et je décide de ne pas assurer en altitude avant la zone. Erreur, je fais un point bas à 2200m au pied de l'Estrop, ce qui semble haut en valeur absolue mais en réalité, c'est très bas sur l'échelle des vaches posables. Je remonte jusqu'à 3000m verticale du Trauma en ralentissant mon aile et rasant les pentes rocailleuses, le retour est assuré.
Le classique, Col du Talon à 2600m, quelques tours pour s'assurer d'atteindre le col entre le petit et le grand Cordeil à 2100m. C'est là, le dernier plaf. 3100m, je transite et ne trouve rien jusqu'au Pic de Chamatte, où il n'y a rien à me mettre sous l'aile, pas question de finir à Aerogliss même si à ce point du vol je boucle plus de 200 FAI. Je me colle à la Bernarde tout poussé à ras l'herbe pour remonter au ras de la crête, avancer et passer le col du Crémon à 80 m AGL. Posé à Soleilhas, où j'allonge de folie et finis par décrocher un peu haut pour éviter le carré de buissons, Aucun dommage...
| Devant le Crémon |
Les images ???? j'ai perdu les télécommandes des caméras en transitant derrière le Cousson ... En voici toutefois quelques unes, dont celle qui me fait le plus plaisir ; 4 ans que le T-shirt attendait dans le tiroir de la commode!! ça c'est fait ! J'ai compris beaucoup de choses, mais suffira-t-il de reproduire la même recette ?


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